La posture de Gavin Newsom sur le train à grande vitesse californien est un chef-d’œuvre de verrouillage politique. Il a fait campagne pour la Proposition 1A en tant que maire de San Francisco en 2008, a déclaré à voix haute en tant que lieutenant-gouverneur que le système complet ne se concrétiserait probablement pas de notre vivant, et pourtant en tant que gouverneur il a signé l’accord de 2025 verrouillant un milliard de dollars par an du Fonds de réduction des gaz à effet de serre jusqu’en 2045 tout en reléguant le logement abordable, les transports en commun et l’air pur au rang 3.
L’argument le plus solide de ses défenseurs est le pragmatisme : une fois que les électeurs ont approuvé l’obligation et que 19 000 emplois de construction dans la Vallée centrale étaient en jeu, tuer le projet en cours de route laisserait un monument de béton à moitié construit sans aucun train et un échec permanent sur son CV présidentiel de 2028. Terminer le segment de 119 miles entre Merced et Bakersfield est le seul moyen de sauver quelque chose d’opérationnel.